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Saimin gakuen
Episode 1


Stretta
Episode 2


Stretta
Episode 1


Hatsu inu act
Episode 2


Différentes pratiques



Quel passé le Japon a vis à vis de la pornographie ?



>> Une vision pure et innocente :

La pornographie japonaise prend source dans la mythologie japonaise (Shinto) qui a pour particularité d'exposer l'acte sexuel comme joyeux et naturel. Cependant, le véritable concept de la pornographie émerge pendant la période Edo (1603 à 1868), période d'épanouissement du Japon. Cette pornographie est principalement représentée sur des sculptures et gravures. Elle est alors considérée comme de l'art. A cette époque, seuls les hommes étaient consommateurs de supports pornographiques.

L'urbanisation se faisant, les travailleurs masculins se concentrent dans les grandes villes pour s'éduquer, gagner de l'argent et trouver une femme (souvent des mariages arrangés) avec laquelle ils retourneront dans leur ville natale. Les besoins en matière de pornographie de ces hommes sont comblés simultanément par le création d'importants quartiers de prostituées et le développement du matériel pornographique. Ainsi, de nombreuses gravures et peintures de tous types firent leur apparition, tout comme l'écriture s'attarda de plus en plus sur des récits érotiques.
Il semblerait même qu'à cette époque, les parents d'une mariée fournissaient quelques matériels pornographiques dans le paquetage de leur fille, probablement pour encourager une descendance à arriver rapidement.

Dès les années 1800, ces images pornographiques contenant des représentations d'actrices célèbres de théâtre et des geisha pouvaient être consultées dans de nombreuses bibliothèques.


>> Une répression féroce :

En 1868, l'empereur Meiji prend le pouvoir, c'est la fin de l'ère Edo et le début de l'ère Meiji. La publication de matériel pornographique diminue sous la pression du gouvernement, se justifiant de la manière suivante : une sexualité étalée au grand jour est perçue comme un retour en arrière par les pays européens. La création et distribution de récits, peintures et la naissance de photographies continue en souterrain, mais l'image du pornographique se dégrade et est qualifié d'art de seconde zone.

A la fin de de la période Taisho, début de période Showa (années 1920), un nouveau mouvement apparait appelé Eroguronansensu (Guro) fortement influencé par des travaux d'Europe et passe mieux l'interdiction sous couvert de personnages et scènes non-réalistes (comme l'utilisation de tentacules et monstres).
Jusqu'en 1950, les publications étaient trés limitées. Les propos pornographiques ouverts étaient permis mais chaque support utilisé contrôlé de façon extrêmement stricte.
Puis tout fut interdit pendant la seconde guerre mondiale.

Une fois la seconde guerre mondiale passée, les auteurs japonais répondirent aux publications de magasines occidentaux - relativement éloignées de la culture japonaise comme l'américain Playboy - par des cuvées maison, riches d'un panaché de styles mélant aussi bien dessins que récits; ce qui leur valu de garder le contrôle de leur marché intérieur.
[Remarque : courant 2000, Playboy engagea des rédacteurs japonais justement pour adapter le magasine aux attentes de cette population.]

Dans les années 1960, quelques studios de production lancèrent des films romantico-érotiques (pinku eiga) pour public averti dans des salles de projection réservées aux adultes. Conformément à la loi en vigueur, les parties génitales étaient censurées. D'un autre côté, toutes les pratiques étaient permises, ce qui permis le développement de genres particuliers comme le bondage et le viol.
En réaction à cet essor, différentes lois virent le jour et alimentèrent la confusion générale, rendant la classification des oeuvres suivant leur style proche du casse-tête.
Pendant 10 ans, le marché des films romantico-érotiques au Japon fut tenu par des studios indépendants à petits budgets. Ces productions « pinku eiga » perdirent ensuite énormément de parts de marché au profit des films X. Et parallèlement à cette tendance, les théâtres perdirent leur public au profit d'une consommation privée notamment permise grâce au format VHS (cassettes vidéos).

Il faudra attendre 1971 pour pouvoir acheter les premiers magasines homosexuels (Yaoi). Plusieurs styles nacquirent ensemble, dont les représentations de jeunes hommes et d'hommes extra-bodybuildés.

En 1983, Nintendo profite de la sortie de sa première console pour initier le segment du jeu vidéo pornographique. Le positionnement de Nintendo se fit ensuite sur une console familiale et les jeux pornographiques furent mis au placard. Cependant, l'industrie du jeu vidéo sur ordinateur personnel reprit le flambeau, et suivant la loi : tous les propos sont possibles mais la censure des parties génitales obligatoire. Les japonais étaient si friands de consoles au détriment des ordinateurs que le pc fut pendant un temps synonyme de plateforme de jeux à caractère érotique.

De façon concomitante, fin 1980, le marché du manga amateur (dojinshi) - le plus souvent parodique - explose littéralement. On l'estimera constitué de moitié par des oeuvres pornographiques. Seulement, cela engendre de gros problèmes de droits d'auteur et de copyright : que ce soit lorsque des amateurs copient des oeuvres connues ou lorsqu'ils s'inspirent d'autres auteurs de dojinshi. La tendance bénéficiera aussi au yaoi et aux jeux vidéos.




Et maintenant ?



>> Une censure toujours présente :

Au Japon, le tabou concernant la nudité est historiquement moins important qu'en Europe. Par exemple, avant l'ère Edo la population avait l'habitude de fréquenter les bains mixtes publics et la circulation d'ouvrages mettant en scène des actes sexuels était libre. Cependant, avec la prise de pouvoir de l'empereur Meiji (1868), la nudité fut brusquement dénoncée et dépréciée.
En 1907, l'article 175 faisant référence à l'interdiction de la distribution de matériel à caractère obscène est ajouté au Code Pénal japonais, les peines possibles sont amende et emprisonnement. Vous vous doutez à quel point ce terme « obscène » a pu être controversé ! Ainsi donc, tous les supports contenant de la nudité sont censurés au niveau des parties génitales des personnages : dessins, photos, animés, films.

Il faudra attendre 1990 pour que des opposants à la censure bravent petit à petit l'interdit en la réduisant et la rendant moins opaque. Ils tenteront d'établir eux-même des règles d'éthique au sujet de la pornographie pour déterminer ce qui peut être montré ou non, surtout dans le but de rivaliser avec les productions occidentales. La Nihon Ethics of Video Association (NEVA) chargée de censure se fera régulièrement taper sur les doigts par les autorités et nombre de leurs productions auront été confisquées jusqu'à aujourd'hui.

Depuis quelques temps, des exceptions sont faites par le gouvernement pour permettre la diffusion de contenus non-censurés pour un usage artistique ou didactique.


>> Les bêtes noires du manga pornographique :

En 1998, le Japon est le plus gros producteur de pornographie infantile (Lolicon - essentiellement des dessins) et le Parlement refuse d'adopter une loi qui entraverait cette industrie, évoquant des intérêts commerciaux trop importants ainsi qu'une légalité au sein du Japon (puisque la majorité sexuelle est obtenue à 13 ans, ces oeuvres ne sont pas forcement illégales là-bas).
En 2003 et sous la pression internationale, le Japon vote une loi visant à limiter ce style : les citoyens japonais peuvent posséder des supports de pédopornographie si ils ne sortent pas d'un usage personnel (pas de distribution, pas d'achat ou vente). Seulement, il n'y a aucun organisme pour contrôler les producteurs d'animes et de mangas qui ne semblent pas se soucier de ces mesures, quelle situation paradoxale !

[Remarque : 40% des arrestations relatives à la pédopornographie de ces dernières années au Japon dénoncèrent l'utilisation d'Internet comme moyen de diffusion.]


A ce jour, les autorités japonaises poursuivent des webmasters qui hébergent des images non-censurées sur leur site internet mais pas des créateurs de pornographie infantile largement dénoncés par les Nations Unies et la Convention des Droits de l'Enfant.
A croire que le gouvernement japonais voit une logique à ce qu'un enfant se fasse violer avec censure plutôt que de voir deux amants faire l'amour en clair.


Quant à la France, faites bien attention à ce que vous faites, les choses sont troubles.
Personnellement, je vous conseille conjointement de ne posséder aucun contenu laissant apparaitre avec certitude le style lolicon et de lutter contre ces pratiques.






Pour consulter en détail les styles pornographiques japonais,
cliquez sur ce lien







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